Les mouvements sont vifs, trop rapides pour que l'on puisse les prédire. Les pas sont précipités, les cris sortent de leur prison de chair, explosant les âmes déjà déchirées de ceux qui fuient encore. Fort heureusement, il arrive ; un premier cri reste enfermé, puis un second, un troisième. Ils finissent par ne plus sortir, grâce à lui. Grâce à elle, encrée en lui, qui dicte ses actions. Cette Colère déferle dans le sang de l'homme qui se bat pour ce qui lui est cher : le Colère offre à l'homme le courage, la passion, et la force. Sans elle, il n'aurait pas la force d'affronter ces monstres qui déchirent les âmes, avant de forcer des cris qui les feront exploser.
La Colère n'est pas la Haine. La Colère renforce, la Haine détruit. Soeur de la Colère, elle se sert de celle-ci pour pousser encore plus loin dans les ténèbres du lieu maudit ; l'océan se déchaine, allant lécher les coups d'éclairs des sombres nuages qui absorbent toute couleur. L'autodestruction débute avec la Haine ; l'apocalypse en soit est un sentiment. L'auto-destruction mène à la destruction d'autrui. La Haine est une maladie sentimentale causée par une Colère dont le courage est plus faible que la peur.